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MARCEL HANOUN

 

BIOGRAPHIE DE MARCEL HANOUN

 

C’est à l’occasion du tournage de son troisième film, consacré à la première révolution de Budapest, que se révèle toute sa sensibilité de cinéaste. C’est avec ce film, Des hommes qui ont perdu racine, que naît le cinéaste, fiévreux de témoigner de l’immédiateté du monde qui l’entoure.

 

L’année suivante, il délaisse sa démarche journalistique et suit son désir de fiction en réalisant Une simple histoire, qui obtiendra le Grand Prix de l’Eurovision à Cannes. Ce film, largement consacré dans les universités américaines, démontre toute l’importance de l’œuvre d’Hanoun dans un paysage cinématographique en pleine mutation.

Ce film est en quelque sorte le trait d’union entre le néo-réalisme italien et la Nouvelle Vague, qu’il augure alors sans conteste.

Marcel Hanoun désapprend les règles de la technique et affirme en conséquence son esthétisme du cinéma, lorsqu’il entame de transgresser ces mêmes règles comme dans Une simple histoire, qui, à bien des égards, saura inspirer Godard.

Son travail méthodique et rigoureux, manifestement empreint d’audace autant que de classicisme fait dire à Jonas Mekas : « Hanoun est certainement le cinéaste français le plus intéressant depuis Bresson ! ». En 1964, Hanoun progresse encore dans l’interprétation du discours cinématographique et, comme à ses débuts en solitaire acharné et en artisan isolé, il tourne Octobre à Madrid. Travail au cours duquel il abandonne la fiction et son écriture en devenant lui-même la matière du film. Mêlé à sa caméra d’une façon hallucinée, Marcel Hanoun filme à la première personne et impose sa conception de cinéaste à part. En ce sens, il fait re-découvrir le propre du cinéaste sur un plan purement artistique avec une très grande importance accordée au montage.

La narration suggère ainsi des re-créations, composition, synchronisation servie par l’idée de son auteur, que le montage et la subjectivité créatrice ne font plus qu’un à leur tour.

 

En 2010, la Cinémathèque française lui a consacré une rétrospective après le Jeu de PAUME en 1994.

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